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Témoignage croisé de Marc-Henri, Sandra, Camille & Jean-Christophe

Quatre membres de l’association reviennent, chacun à leur façon, sur les nombreuses années qui les unissent à l’association : Marc-Henri, jeune accueilli à ABO, Camille et Jean-Christophe, parents de Sandra accueillie également, et Anaïs, accompagnatrice.

Comment sont nés vos liens avec l’association ?

 

Marc-Henri : Mon premier week-end était en 1992, il y a 24 ans… Un peu comme la scène du Petit Prince avec le renard, j’ai mis du temps à vraiment apprécier de partir avec ABO. J’étais ado et je trouvais ridicule de chanter dans l’estafette.

Mais j’ai été touché par la fidélité de l’association qui a toujours répondu présent à mes demandes de départ en week-end et m’a permis, avec le temps, de découvrir toutes les richesses du cœur humain qu’offre un week-end à qui sait les voir !

 

Camille et Jean-Christophe : Nous avons confié pour la première fois notre fille Sandra à ABO il y a plus de 20 ans. Ce fut le week-end inaugural d’une très longue série. La confiance s’était immédiatement installée entre nous et les bénévoles de l’association. Leur joie était communicative et offrait à elle seule les meilleures garanties. Pouvoir ainsi confier notre fille de vingt ans pour quelques week-ends par an à la campagne nous apportait un grand réconfort et participait à notre désir de créer un tissu de liens sociaux pour notre enfant, indépendants de la famille.

 

Anaïs : Mon premier week-end était en 1999 et est né de ma rencontre avec les estafettes ! Ce fut un premier week-end intense et je me sentais très démunie.

Mais c’est mon deuxième week-end, un an plus tard, qui a été clé dans mon engagement. J‘y ai goûté la joie de la rencontre avec Céline qui m’était confiée, mais aussi avec les autres jeunes présents et j’ai senti mon cœur se dilater à leur contact. Ma motivation première était de rendre service, mais cette motivation s’est transformée au fur et à mesure que ces jeunes me transformaient.

 

Quels sont vos liens avec ABO aujourd’hui ? Avec le recul, qu’est-ce que votre expérience à ABO vous a apporté ?

 

Marc-Henri : ABO est un beau cadeau que j’ai reçu, placé aujourd’hui dans l’écrin de ma vie. J’ai toujours plaisir à retrouver mon groupe de temps en temps. J’y puise la certitude que toute vie est belle et qu’elle vaut la peine d’être

vécue si elle est accompagnée. On ne peut pas rester seul face à la souffrance que représente le handicap, mais quand la souffrance est accompagnée, elle est miraculeusement apaisée. ABO est ainsi un lieu de renaissance humaine.

Depuis toutes ces années, l’association reste toujours un lieu d’accueil où chacun a sa place, reconnu pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait.

 

Camille et Jean-Christophe : Au fil des ans, au gré des week-ends et des fêtes annuelles, les liens se sont consolidés avec ABO que nous avons vu prospérer, à l’aune de l’espace aujourd’hui occupé Place Fontenoy par les estafettes. Toujours vaillantes, notre fille croit les reconnaître dans tout Paris ! Les chevaux (ceux que l’on voit tourner aux Invalides, le matin du départ) et la Tour Eiffel sont les repères que Sandra nous désigne pour communiquer son désir de repartir en week-end.

 

Anaïs : ABO est vraiment une des plus belles rencontres de ma vie. Mon mari et moi continuons à lui faire une place dans notre vie familiale.

Nous accueillons régulièrement chez nous Angélique qui fait désormais partie de la famille et nous essayons aussi de participer à quelques activités de notre groupe. L’annonce d’un weekend ABO est source de fête pour toute la famille.

La rencontre avec les jeunes et leur famille m’a énormément apporté. Ces jeunes porteurs de handicap sont des révélateurs de cœur. À leur contact, on apprend qui on est. Ils nous révèlent à la fois nos fragilités et notre extraordinaire potentiel d’amour. Au fil de mes engagements dans l’association, j’ai appris la joie de se donner, de donner des vrais « oui » avec confiance et audace et sans chercher à tout vouloir maîtriser. Les parents nous disent souvent merci, mais ô combien nous leur disons aussi merci de nous faire ainsi confiance ! ABO, c’est vraiment un trio gagnant « enfant, parent, accompagnateur » !

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